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« … mais il est de ces étrangers qui, en raison de leurs antécédents judiciaires ou de leur activité dangereuse pour la sécurité nationale ne peuvent, sans péril pour l’ordre public, jouir de cette liberté encore trop grande que leur conserve l’assignation à résidence. Aussi est-il apparu indispensable de diriger cette catégorie d’étrangers vers des centres spéciaux où elle fera l’objet de la surveillance permanente que justifient leurs infractions répétées aux règles de l’hospitalité. »
Extrait du préambule du décret-loi du 12 novembre 1938 relatif à la situation des étrangers et à la police des étrangers, à l’origine de la création du camp de Rieucros le 14 janvier 1939.
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Le 14 janvier 1939 est ouvert le camp de Rieucros près de Mende. Pourtant ce n’est pas encore la guerre ni la Retirada. Des hommes puis des femmes (à partir d’octobre) y sont enfermés sans procès, sur simple décision administrative. C’était sous le gouvernement de Daladier, c’était sous la IIIe République ; les internés furent ensuite à la merci du gouvernement du maréchal Pétain et des nazis.
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Un an au camp Comme une suspecte Pourtant, j’étais toujours correcte.
Je suis une étrangère
Une simple ménagère
Mon homme est prestataire
En Algérie –v’là ma vie.
Maintenant, quelle chance, c’est décidé
On me redonne ma liberté Comme prime pour bonne conduite. Jamais punie, jamais en fuite Je respectais tout et entier Les lois du saint Fil barbelé.
Premières strophes du poème composé par Marina Strasde le 10 novembre 1940, dans Mechtild GILZMER, Camp de femmes. Chroniques d'internées. Rieucros et Brens 1939-1944, Paris, autrement, 2000.
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